Maroc : Lever de rideau sur la 9ème édition du Printemps Musical des Alizés à Essaouira
La 9ème édition du Printemps Musical des Alizés s’est ouverte sur les chapeaux de roue, jeudi soir à Dar Souiri, en présence d’un public nombreux et de personnalités du monde de la politique, de l’art, de la littérature et de la musique.
Ce sont des jeunes musiciens qui ont donné le ton de cette édition en revisitant, avec talent, des oeuvres envoûtants de grands compositeurs ayant marqué de leur sceau la scène musicale mondiale, tels que Gabriel Faure, Robert Schumann, jean-Sebastien Bach, Mauro Jiuliani, et bien d’autres.
Instrumentistes virtuoses, Antoine de Gorlée (piano), Pierre Fouchenneret et Hélène Clément (alto), Florian frère (violoncelle), Nicolas Dautricourt (violon) et Emmanuel Rossfelder (guitar) ont su captiver, dans une ambiance douillette et intime, les fidèles amateurs et initiés de la musique classique du Printemps musical des Alizés, organisé du 16 au 19 avril par la Fondation Alizé.
Les jeunes musiciens occupent une place centrale dans cette édition qui est plus sophistiquée, plus moderne et plus pluraliste que les éditions précédentes, a souligné à cette occasion le président de la Fondation Alizés, M. André Azoulay, affirmant que “le pari d’ouvrir dans notre pays un espace réservé à la grande musique et aux mélomanes les plus exigeants est gagné et l’édition de cette année le montre avec éclat”.
La réussite de ce pari, qui était au début incertain, conforte davantage le choix d’Essaouira de faire du patrimoine, de la musique, des arts et de la culture en général des éléments fondamentaux pour sa renaissance, son développement et pour la création de richesses, a ajouté M. Azoulay.
A Dar Souiri, espace de communion incomparable entre public et artistes pour la musique de chambre, ou à Bab El Menzeh, espace d’ouverture, de convivialité et de formidable écoute, les mélomanes ont été gâtés lors de cette première soirée musicale, ouverte gratuitement au grand public. Rigueur et excellence sont désormais les critères de choix de ce festival très attendu chaque année par un public fidèle provenant du Maroc et de l’étranger.
L’Orchestre de chambre Solti a été fondé en 1998 par de jeunes musiciens tout juste diplô més de l’Académie de Musique de Budapest Ferenc Liszt. L’ensemble s’est donné pour mission de préserver la mémoire du chef légendaire hongrois Sir Georg Solti, chef d’orchestre de renommée mondiale mort le 5 septembre 1997.
Solti lui-même avait étudié à l’Académie de Musique sous la houlette de professeurs tels que Arnold Székely, Albert Siklos et Léo Weiner. Plus récemment l’Orchestre de Chambre Solti a donné de nombreux concerts très réussis sous la direction de Tamas Vasary, ZoltanKocsis, Yuri Simonov, Janos Kovacs, ou encore Adam Medveczky.
On compte parmi les solistes des talents comme Miklos Perenyi, Sando Falvai, Jendo Jando, Ilona Tokody, Peter Frankl et Ruggiero Ricci.
Outre le concert du ChÅ“ur des Trois Cultures, le programme de cette neuvième édition déborde de nouveautés et de jeunesse avec notamment un rendez-vous totalement inédit entre l’Orchestre des Enfants de France et le ChÅ“ur des Enfants du Maroc qui vont se retrouver autour d’une partition de Bassey, spécialement écrite pour chÅ“ur et orchestre.
Ce festival, qui se veut une fête de la musique, de toutes les musiques, est devenu au fil des années le lieu où se retrouvent avec bonheur des virtuoses applaudis dans le monde entier, des violonistes et altistes parmi les plus primés, des pianistes de premier plan en Europe et ailleurs, des violoncellistes de renom international, de jeunes musiciens et chanteurs à l’avenir prometteur.
De par la richesse de son programme qui présente des Å“uvres d’interprètes et de musiciens confirmés, le printemps des Alizés, qui a vu le jour en 2001, est incontestablement une rencontre de tolérance, d’écoute de l’autre et de communication entre les peuples et les civilisations.
A Bab El Menzeh, les amateurs et initiés de la musique classique ont été émerveillés par l’ensemble Solti de Budapest ne trouvant moyen de les encourager que des standing ovation.
MAP